Fauve (2026)
Fauve (2026)
Capturé dans l’épure d’un guitare-voix au Tascam, Fauve marque une rupture nette et un renouveau. Cet EP abandonne l’anglais pour embrasser une langue française plus nue, plus frontale, portée par une carte blanche poétique qui réinvente totalement l’âme des compositions originales. Entre urgence acoustique et dépouillement assumé, l’œuvre traverse les territoires de la dépossession, de la lutte intérieure et de la reconstruction.
Les mots de l’autrice viennent habiter la voix de Johannes, transformant chaque titre en cri contenu, en danse indocile entre ombre et lumière. Brut, instinctif, incandescent, Fauve grave ses cicatrices dans la matière sonore.
Captured in the pure simplicity of a guitar-vocal recording on a Tascam, Fauve marks a clear break and a renewal. This EP leaves English behind to embrace a rawer, more frontal French language, driven by a poetic ‘carte blanche’ that completely reinvents the soul of the original compositions. Between acoustic urgency and a deliberate stripping back, the work traverses territories of dispossession, inner struggle, and reconstruction.
The author’s words inhabit Johannes’s voice, transforming each track into a contained cry, an unruly dance between shadow and light. Raw, instinctive, incandescent, Fauve carves its scars into the very fabric of the sound.
5 titres • 13 min 34 s
Paroles : Corinne Lespagnol – corinne.lespagnol@hotmail.fr
1. Fauve (2:40) + PAROLES
Qui griffe les murs de mes nuits quand tout dort.
Il tourne en rond dans mes os, prisonnier,
Et m’fait sombrer jusqu’à l’aube arrachée.
(oooo)
J’suis un fauve enchaîné, qui saigne sous l’poids de l’acier,
J’suis un fauve affamé, qui crache son cri brisé,
Je déchire l’air, je ravale l’éclair,
Mais le sang dans ma gorge hurle encore à la mer.
J’suis un fauve enchaîné, qui rugit dans le silence
J’suis un cri étranglé, un brasier de démence,
Je lacère l’ombre, je dévore le vent,
Mais les barreaux de ma cage saignent pour toujours lentement.
J’ai des éclats de rage plantés sous la peau,
Des orages dans la voix, foudroyant mes mots.
Mais j’peux pas tailler la lumière de mes doigts,
Sans m’ouvrir le cœur au fer et à l’effroi.
(oooo)
J’suis un fauve enchaîné, qui saigne sous l’poids de l’acier,
J’suis un fauve affamé, qui crache son cri brisé,
Je déchire l’air, je ravale l’éclair,
Mais le sang dans ma gorge hurle encore à la mer.
J’suis un fauve en exil, un fantôme de colère,
J’suis la bête indocile qui danse dans la poussière.
Je gronde, je tremble, je frappe et je plonge,
Mais le feu sous ma peau ne s’éteindra qu’en songe.
J’veux briser les chaînes, mais elles me tiennent trop fort,
Chaque morsure du temps me rappelle à mon sort.
Si je gratte la terre sous mes griffes d’acier,
C’est pour creuser mon nom dans l’éternité.
2. Échappée vide (2:41) + PAROLES
L’obscurité m’écrase, mon ombre s’étend.
Le silence est lourd, chaque bruit me lacère,
Je cherche une issue, mais tout se resserre, se resserre.
Les nuits blanches, les pensées qui hurlent,
Elles se battent dans ma tête, elles me brûlent.
Je cherche la sortie, je cherche l’apaisement,
Mais la lumière s’éteint, l’obscur prend le temps.
Les visages se brouillent derrière mes paupières,
Passants, amis, fantômes à la frontière.
Je m’échappe à travers les ombres de la ville,
Mais le vide me rattrape, la route est subtile, la route est subtile.
Les secondes s’étirent, le temps me trahit,
Je me perds dans le noir, je ne sais plus qui je suis.
Les néons m’éclairent et se jettent contre moi,
Là où je suis seul, là où j’ai froid.
Sous les lueurs, je vacille encore,
En une seconde je fais vibrer l’accord,
Des fragments de moi volent avec le vent,
Je trace un chemin, mais il est mouvant, mouvant.
Les nuits blanches, les pensées qui hurlent,
Elles se battent dans ma tête, elles me brûlent.
Je cherche la sortie, je cherche l’apaisement,
Mais la lumière s’éteint, l’obscur prend le temps.
Le vent me pousse, et j’avance au-delà,
À chercher un sens à ce qui me broie, me broie.
Je veux fuir, mais y’a nulle part où aller,
Les murs se referment, mes pensées ont volé.
Le monde tourne en boucle, et moi je m’y perds,
Trop de bruits dans la tête, je veux juste de l’air. (x4)
3. Indestructible (2:49) + PAROLES
Des nuits sans lumière et des jours sans avant.
J’ai connu la chute, l’abîme sous les pieds,
Le corps en silence, l’esprit enfermé.
J’ai compté les heures dans un lit trop étroit,
Quand même le temps n’ose plus faire un pas.
J’ai rampé sous la douleur, sous les jours sans fin,
J’ai connu les ombres, le temps assassin.
Ils disaient : « Ça passera », comme un mot en l’air,
Mais moi, j’étouffais, sous l’orage, sous la terre.
On m’a dit « attends », on m’a dit « sois fort »,
Mais c’est dans la tempête que j’ai forcé mon corps.
J’suis indestructible
Invincible
J’ai marché sur les braises, le poison dans la peau,
J’ai arraché mes chaînes, brisé chaque anneau.
J’ai réappris à marcher quand tout s’efface,
Et à danser sur les reflets qui passent.
J’ai brûlé dans le froid, j’ai mordu l’instant,
J’ai appris à tomber et à rire en même temps.
J’ai pas besoin d’ailes, pas besoin de rois,
Juste une cicatrice, et elle me tient bien droit.
Ils m’disaient : « Repose-toi », comme si l’temps suffisait,
Mais c’est l’feu dans mes veines, qui m’a relevé.
Ils disaient : « N’abandonne pas », comme un souffle dans l’orage,
Mais c’est seul que j’ai gravé chaque pas sur mon passage.
J’suis indestructible
Invincible
Ni le fer, ni la peur, ni le poids des années,
J’suis mon propre empire, ma propre armée.
On n’revient pas d’un enfer en rampant,
Moi j’ai avancé en marchant droit devant.
Je suis indestructible, rien ne m’arrêtera,
Je marche sur les cendres, et je ne tremble pas.
Je suis indestructible, j’ai appris à tenir,
Je ne crains plus l’ombre, car je sais en sortir.
Je suis invincible, chaque pas est un éclat de guerre,
Je suis incassable, plus fort que la douleur d’hier.
Et je suis debout, même si rien n’efface,
La cicatrice profonde que le passé enlace.
4. Vertige (2:55) + PAROLES
Où s’envolent les âmes quand le vent n’devient rien ?
On tombe du néant, on s’accroche aux mirages,
On cherche un sens, on n’est que de passage.
L’existence est un cri, un vertige sans fin.
On court, on vit, on tombe, surtout on rit d’un rien.
Mais on n’sait pas où l’on s’envole, ni ce qu’on voit.
J’ai marché trop loin, j’ai brûlé mes ombres.
À la lisière du monde où tout vacille et tombe.
J’ai cherché des signes, des traces d’absolu.
Dans les vents, dans les cendres, dans les silences perdus.
Là où naissent les rêves, là où le temps s’efface.
Un éclat d’univers, dans un battement fugace.
Là où naissent les rêves, dans l’infini, dans le vertige.
Un instant suspendu, avant que tout n’se fige,
Un instant suspendu, figé dans un vertige.
Et si tout ça n’était qu’un mirage insensé,
Un théâtre d’étoiles dans un ciel sans passé ?
Un reflet d’océan dans un désert glacé.
Un souffle qui danse avant d’être effacé.
Là où naissent les rêves.
Dans le vent, les étoiles.
Si nos âmes n’étaient que poussière,
Des fragments d’infini échoués sur la Terre,
On s’perd après des ombres et des feux d’artifice.
Alors on ferme les yeux, et au bord du précipice,
On s’dit qu’au-delà du vide, l’infini nous hisse.
5. Sous mes pas (2:27) + PAROLES
Je marche sans masque ni chimère.
Sous mes pas vole la poussière,
Je dérive mille fois, me glisse entre brume et lumière.
On m’a dit de feindre, de taire mes vérités,
D’étouffer mes feux, d’effacer ma liberté.
Mais je suis l’élan, le vent et la voix,
Je suis le souffle, la braise qu’on n’éteint pas.
Libre d’être, libre d’aimer,
Même écorché, libre de danser.
Chaque faille m’a fait grandir,
Je marche encore, vers des jours à ouvrir.
Alors entoure-toi d’âmes, d’étoiles sentinelles,
De celles qui t’aiment sans peur, sans jamais plier tes ailes.
Que l’amour se lève comme un matin,
Et que le vrai rayonne entre tes mains.